Pour illustrer l'action proposée

 

Parfois, la métaphore ou l'image permet une compréhension plus précise.

Dans ma pratique professionnelle, j'accède régulièrement à ce genre de communication pour expliquer, faire passer un message mais aussi pour comprendre au mieux votre souffrance, les difficultés que vous traversez.

Un exemple ? ok, j'essaye...

L'arbre qui cache la forêt

Imaginons maintenant que votre famille soit une forêt. Chacun des membres, un arbre.

 

Un arbre qui pousse plus ou moins haut et vite en fonction de son âge. 

 

Un arbre qui a une connaissance plus ou moins accrue de son environnement, en fonction de sa capacité à percevoir ce qui se passe autour de soi, en fonction de son aptitude à voir derrière celui ou ceux qui prennent une place plus importante.

 

On peut parler de vision du monde... oui, oui, même pour un arbre.

 

Un arbre qui a une connaissance plus ou moins fine de qui il est,

de la place qu'il occupe dans cet environnement, de la confiance qu'il s'accorde, de l'estime qu'il se donne.

Imaginons aussi l'ensemble des branches qui s'entremêlent,

des racines plus ou moins profondes. 

Imaginons tout ces organismes vivants qui viennent s'attacher, se détacher, se nourrir, se délester

dans cet environnement, créant à chaque fois un nouvel équilibre.

Imaginons le vent qui souffle sur cette forêt,

la pluie ou l'orage qui la chahute, le soleil qui la berce. 

Imaginons tout ses mécanismes naturels de protection, de mise à l'abri, de communication

qui permettent à cette forêt de grandir, de s'étaler, de s'exposer, de s'afficher... de se révéler.

Chaque arbre a une responsabilité dans le bien-être de cette forêt, a un rôle particulier dans son évolution harmonieuse.

En me faisant confiance, je prendrai, avec vous, une place dans cette forêt. 

Je veux vous permettre de trouver ou de retrouver un équilibre, de goûter à l'harmonie.

 

Mais attention, cet équilibre bouge... et oui, c'est aussi ça le vivant.

L'exemple suivant montre tout l'intérêt de ce regard extérieur...

Les chameaux d'Ali Baba

"A sa mort, Ali Baba possédait 39 chameaux.

Son testament prévoyait que son héritage serait divisé de la façon suivante : le fils aîné devait recevoir la moitié de l'héritage, le cadet le quart, le troisième un huitième, et le fils plus jeune un dixième de tous les chameaux.

 

Les quatre frères ne savaient que faire de ces directives.

 

Tandis qu'ils se disputaient sur les conditions de l'héritage, il se trouva qu'un sage errant passait par là. Attiré par la discussion, il leur proposa une solution presque magique qui régla leur problème.

Il ajouta son propre chameau aux 39 autres, et commença à diviser les chameaux, devant les frères médusés.

 

Au fils aîné, il assigna vingt chameaux, au deuxième frère dix, au troisième cinq et au plus jeune quatre chameaux puis il remonta sur le chameau qui restait, considérant que c'était le sien, et poursuivit sa route."

 

Eigen, 1990.

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