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Expirations,
ou tentatives d'extériorisation par l'écriture...

Paradoxe Écologique
 

Ecologie, un mot qui suscite l'ambivalence à lui tout seul.
Elle est, pour moi, la recherche et/ou la capacité à faire les choses,

à vivre les moments sans forcer, sans se forcer.
C'est le pouvoir du "moment présent"

dans sa relation à soi, aux autres et à son environnement.
A la fois détachement ou "non-vouloir"

et acceptation du mouvement naturel des choses, ou "non-agir".
Ce mot définit davantage des actes, des événements, des processus, des interactions,

des relations, qu'un état, ou alors peut-être un état d'esprit.
C'est une attention particulière, singulière sur le déroulement des choses de la vie.
On cherche, on construit, on apprend, on vit, on devient, et on est "écologie".
Mais l'Homme "moderne" peut-il être écologie ?
Si oui, elle est sûrement sagesse au sens d'une pensée qui relie, au sens d'une philosophie qui place la connaissance comme outil de libération.
Ainsi, on guide son voisin à être sur le chemin, on l'invite à le (com)prendre,

à l'expérimenter, à le respecter, sans jamais l'obliger...
L'ambivalence étant que ce chemin rétrécit au fil du temps…

et que la vie tout entière ne pourra s'y engouffrée,

si on ne change pas de modèle de pensée.
Alors doit-on forcer les autres pour éviter de disparaître

au risque de ne pas être écologique dans ses intentions ?

Je n'ai pas la réponse.

L'autre…

 

A la fois l'ami et l'étranger,

L'ami étrange et l'étranger amical,

 

De l'enfant se pendant, au parent dépendant,

Indépendant évidemment, mais amoureux ce-pendant.

 

Autant celui qui te sauve que celle qui te perd,

Autant se perdre en lui, que se sauver en elle.

 

Peut-être libre d'être responsable de soi,

Sûrement prisonnier d'être responsable de moi.

 

Différent parce que vivant, et d'une extraordinaire banalité,

Semblable parce que vivant, et d'une extravagante simplicité.

Hors du commun parfois, l'autre c'est toi,

Comme un dehors souvent, l'autre c'est moi.

 

 

 

Inverser notre manière de penser le monde c'est peut-être 

 

S'apercevoir que notre besoin de sécurité se cultive dès notre naissance dans notre relation aux autres et au monde.

C'est alors ne plus attendre de la société qu'elle vienne nous cocooner, nous protéger,

C'est donc (re)prendre sa responsabilité,

C'est, par exemple, s'imaginer un jour où l'on ne possède (presque) plus rien

Et se rendre compte qu'il reste l'essentiel, le "presque".

C'est alors ne pas se faire avoir par le fantasme de l'accumulation

Et ainsi comprendre que notre plus grande sécurité ne se situe pas sur un compte en banque.

L'insécurité, elle, est bien construite par le monde extérieur,

Elle vient tout droit de cette sensation très désagréable de ne plus avoir la maîtrise… ou de cette sensation agréable de l'avoir (qu'en est-il vraiment ?)

Et les exemples sont variés : une canicule en février, un vi-russe qui n'a plus rien à perdre, des millions d'Inuits qui débarquent…

"peu importe, j'ai tellement de followers et puis, au cas où, je pourrais toujours me réfugier dans mon SUV antiatomique !"

Inverser c'est donc reprendre la main sur soi déjà, dans son rapport aux autres et au monde.

C'est emmener sa femme, son enfant, son voisin… sur un sentier végétalisé plutôt que digitalisé pour interagir, se rencontrer, se relier.

C'est créer ensemble des exemples qui feront oublier ceux qui font souffrance, ceux qui construisent la peur.

 

C'est croire qu'enfin, l'Homme apprendra de ses erreurs et arrêtera de marcher à contre-courant.

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Une autre manière de penser le monde c'est peut-être 

 

Faire une plus grande place au verbe "être" plutôt qu'au verbe "avoir".

C'est alors s'apercevoir que le premier ouvre et le second enferme,

Avoir c'est l'absence, on se cache derrière ce que l'on possède, on se définit par ce que l'on a,

Être c'est la présence, c'est notre relation aux autres, au monde et à soi-même qui nous définit.

Avoir emprunte un chemin linéaire où il faut posséder toujours plus, et où il est difficile de revenir en arrière, c'est l'autoroute…

Être se faufile dans une voie circulaire, il est alors possible de prendre différents chemins, de revenir, de s'arrêter, c'est le rond-point, le sentier, la route de campagne… bref on peut choisir !

Avoir se plaît dans le conservatisme, la perte est donc vécue comme un échec,

Être s'imagine dans le constructivisme, la perte devient une possibilité de changement et d'évolution,

Et pourtant, il faut avoir un minimum pour pouvoir être,

Il s'agit alors de penser une répartition : quelle place je donne à « être », quelle place je laisse à « avoir » ?

Être c'est la pluralité, avoir c'est l'unité :

"je suis la vie ou j'ai une vie ?"

Si je suis la vie alors je suis relié à mon environnement, aux autres.

Si j'ai une vie, alors je dois en profiter, peu importe l'impact sur ce qui m'entoure.

Être sauvera le monde, avoir est déjà en train de le détruire…

 

Je dis ça je ne dis rien.

Inverser notre manière de penser le monde, c'est peut-être 

 

Ancrer en soi l'idée que la vie puise son sens dans les incertitudes, dans les doutes qui jalonnent l'existence, dans l'impermanence du moment.

C'est donc prendre la mesure du temps des choses, s'apercevoir qu'il est singulier pour tout être vivant… qu'il n'y a pas deux personnes qui vivent le même moment.

C'est donc trouver et profiter des espaces où les rythmes s'accordent, des espaces qui nous relie à l'autre un instant,

C'est alors s'apercevoir que ce qui est beau se situe à cet endroit, qu'il est une qualité émergente de cette rencontre.

C'est associer cette rencontre à la vie, que ces deux notions sont interdépendantes, et trouvent leur essence dans l'éphémère.

C'est donc arrêter de lutter pour que ça dure, ne plus agir pour que ça reste figé,

C'est alors laisser ces instants s'envoler, ne plus s'y attacher, ne pas vouloir se les approprier.

 

Je dis ça je ne dis rien

Inverser notre manière de penser le monde c'est, par exemple 

 

Envisager l'idée que notre planète ne peut pas se permettre d'accueillir autant de gens, et que pourtant ce nombre est en constante augmentation.

C'est alors comprendre les différentes crises que nous traversons comme une tentative de régulation de ce nombre, avec toutefois, jusqu'ici, l'idée que ce nivellement se fait de manière assez injuste. La crise du Covid venant rétablir une forme de justice à ce propos, mais ça n'est que mon avis...

Ce n'est pas réfléchir à faire disparaître certains d'entre nous, même si j'ai quelques idées à ce sujet :).

Mais c'est, je pense, réfléchir au "comment" faire une place à chacun d'entre nous, vivants.

C'est alors se rendre compte de la place que l'on prend, physiquement dans cet environnement, mais aussi dans notre relation aux autres.

C'est alors réfléchir à la question de la propriété, revisiter cette envie de s'approprier les choses humaines comme matérielles.

C'est se demander pourquoi ce qui semble être la voie de la réussite ou du moins son étendard, est aussi une des causes de cette crise écologique, sociale.

C'est alors consommer sa relation à la terre, à la Terre de manière responsable.

C'est peut-être la voie de la sobriété.

C'est en tout cas prendre ce dont on a "juste" besoin et toucher du doigt l'essentiel.

 

Je dis ça, je ne dis rien.

Inverser notre manière de penser le monde c'est, par exemple :

 

Compter ce qu'on ne dépense pas plutôt que de calculer ce que ça nous coûte.

En faisant cela, on donne la priorité à une stratégie de consommation réfléchie, on ne cherche plus à cumuler sans réfléchir... au cas où !

C'est de fait aller à la rencontre de notre environnement humain, naturel... le premier étant une partie du second.

Et puis, c'est aussi entrevoir et reconnaître les métiers de l'humain comme essentiel au maintien ou à l'émergence d'une économie écologique et responsable.

 

Je dis ça, je ne dis rien...

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